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L’écobilan

La Banque nationale ne sera en mesure d’établir un écobilan pour la neuvième série de billets de banque que lorsque les premiers billets mis en circulation auront accompli un cycle de vie complet.

L’écobilan de la huitième série de billets de banque

La Banque nationale suisse met en moyenne quelque 100 tonnes de nouveaux billets de banque en circulation par an. Abstraction faite des publications, le billet de banque constitue son unique produit physique. Or plus de la moitié de ses frais d’exploitation totaux est imputable au numéraire. Aussi la Banque nationale s’est-elle engagée, dans sa charte sur l’environnement, à veiller «...à ce que nos billets de banque soient conçus, distribués, triés et éliminés autant que possible de manière écologique. Nous exigeons des fabricants qu’ils utilisent des procédés de production peu dommageables pour l’environnement.»

Etant donné que la Banque nationale ne peut exiger de ses fournisseurs qu’ils adoptent un système de gestion de l’environnement, seule une collaboration au niveau du produit lui permettait d’atteindre ses objectifs en matière de protection de l’environnement. Dans le cadre d’un écobilan de produit, elle a examiné, l’an passé, toutes les phases du cycle de vie de la huitième série de billets de banque. Au sein du groupe de travail chargé de cette étude, la Banque nationale et ses conseillers en environnement ont travaillé avec des représentants du fournisseur de papier Landqart (www.landqart.ch) et de l’imprimeur Orell Füssli (www.ofs.ch).

Illustration: les étapes du cycle de vie des billets de banque
*Usine d'incinération des ordures ménagères
**L'étape 5 (Utilisation des billets de banque; circulation) n'est pas prise en compte dans l'écobilan.

L’écobilan dresse l’inventaire de l’ensemble des nuisances provoquées au cours du cycle de vie d’un billet de banque, de la production du coton à l’incinération des coupures détruites en passant par les principaux processus de fabrication, de transport, de stockage et de tri, selon le principe «from the cradle to the grave» (du berceau au tombeau). La circulation des billets – leur utilisation par le grand public – n’a pas été prise en compte dans cette analyse.

La fiabilité des résultats de l’étude ne peut être totalement garantie. Les données ainsi recueillies nous permettent néanmoins de répondre à un certain nombre de questions comme par exemple:

Quel est l’impact de nos billets de banque sur l’environnement?

En termes de nuisances écologiques, nos billets de banque ne sont pas un produit particulièrement dangereux. Selon notre écobilan annuel, on constate toutefois que les deux tiers environ des atteintes à l’environnement dues à l’ensemble des activités de la Banque nationale leur sont imputables. Cette proportion étonnamment élevée s’explique, d’une part, par la quantité considérable de coupures mises en circulation et, d’autre part, par la forte consommation d’énergie, requise notamment pour le stockage et le tri.

Serait-il possible d’éliminer les billets de banque par compostage plutôt que par incinération?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le mode d’élimination choisi ne génère que très peu de nuisances. Cette affirmation est justifiée, bien qu’elle se fonde sur les valeurs recensées pour le papier imprimé normal, faute de données plus précises en ce qui concerne l’incinération du papier utilisé pour les billets de banque. La mise en œuvre de mesures dans ce domaine n’apporterait donc guère de progrès marquants.

De plus amples informations au sujet de l'écobilan sur les billets de banque suisses figurent dans un article du Bulletin trimestriel 3/2000:

Cycle de vie des billets de banque en Suisse
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