Profil de risques des actifs
Risques
Les principaux risques sur les placements sont les risques de marché, soit les risques découlant du prix de l’or, des cours de change, des cours des actions et des taux d’intérêt. Ils sont gérés grâce surtout à la diversification des placements. Le risque de liquidité est limité, car la Banque nationale détient une part largement prépondérante de ses placements dans les monnaies et sur les marchés mondiaux les plus liquides. Enfin, l’institut d’émission est également exposé à des risques de crédit, mais dans une faible mesure.
Risques de marché des réserves monétaires
Fin 2010, dans les réserves monétaires, les principaux facteurs de risques ont découlé, comme précédemment, du prix de l’or et des cours de change; la contribution des risques de change à l’ensemble des risques a augmenté sensiblement du fait de la progression des réserves de devises. Dans les placements de devises, les risques de change ne sont en principe pas couverts vis-à-vis du franc; une garantie de change pourrait, d’une part, entraver les effets des opérations sur devises passées dans le cadre de la politique monétaire et, d’autre part, réduire la capacité d’action de la Banque nationale. C’est pourquoi les variations de la valeur extérieure du franc influent directement sur la valeur des placements de devises. Etant donné que la durée moyenne d’immobilisation des capitaux (duration) était de quatre ans pour les placements porteurs d’intérêts et que la part des actions s’élevait à 11%, les risques de taux d’intérêt et ceux liés aux actions n’ont contribué que dans une faible mesure au risque global. Le risque absolu s’est nettement accru en raison de réserves monétaires plus élevées.
Risques de crédit des réserves monétaires
Par ses placements en obligations, la Banque nationale est exposée à des risques de crédit vis-à-vis de différents débiteurs et de diverses catégories de débiteurs. Ces placements portent sur des obligations émises par des collectivités publiques et des organisations supranationales ainsi que sur des lettres de gage et des titres similaires. Fin 2010, ils comprenaient également des portefeuilles d’obligations d’entreprises pour un montant de 4 milliards de francs. La Banque nationale a encouru, vis-à-vis de banques, des risques de crédit découlant d’instruments non négociables par ses dépôts à terme fixe et par ses valeurs de remplacement pour produits dérivés. Les prêts d’or n’ont pas été exposés à des risques de crédit substantiels. Ils étaient couverts par des titres de créance d’une qualité supérieure à la moyenne. Dans l’ensemble, les risques de crédit étaient relativement faibles, étant donné que les placements étaient détenus en majeure partie sous forme d’obligations d’Etat de tout premier ordre. Fin 2010, une part prépondérante des obligations (82%) avait la note AAA, soit la notation la meilleure.
Risques de liquidité des réserves monétaires
La Banque nationale se montre très exigeante en ce qui concerne la liquidité de ses placements. Fin 2010, environ 80% des réserves de devises étaient détenues dans deux monnaies principales, à savoir l’euro et le dollar des Etats-Unis, et investies en grande partie dans des obligations d’Etat très liquides.
Profil de risques des obligations en francs
Le portefeuille d’obligations en francs comprend principalement des obligations émises par la Confédération, les cantons et des débiteurs étrangers ainsi que des lettres de gage suisses. La duration de ce portefeuille était de près de six ans.