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La crise financière s’éloigne: que nous réserve l’avenir?

Centro di Studi Bancari, Vezia, 15.12.2009

  • Texte intégral
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A l’issue de la crise financière, l’économie mondiale entrera dans une phase de faible croissance économique. Les pays industrialisés connaîtront un chômage relativement élevé  et devront consolider leurs finances publiques fort mises à mal par la crise et les besoins découlant du vieillissement de leur population. Du côté monétaire, l’inflation restera sous contrôle, du moins dans les pays où la banque centrale jouit d’une bonne indépendance.

La Suisse est relativement bien préparée pour affronter ces défis. Elle possède des finances publiques saines et une ouverture sur le monde qui lui permet d’exploiter les marchés les plus dynamiques. Sa tradition de qualité et de haute technologie lui permettra de répondre aux besoins de la demande. De plus, elle dispose de ressources financières importantes et, du fait de l’ouverture de son marché du travail, d’un accès privilégié aux ressources humaines indispensables à sa croissance. Sa seule mauvaise carte est son faible poids géopolitique qui ne lui permet guère de se défendre face aux tendances protectionnistes et aux mesures discriminatoires des «grands».

L’Etat devra donc lutter avec opiniâtreté pour que les échanges demeurent libres d’entraves mais il devra aussi veiller à ce que le secteur privé dispose des meilleures conditions-cadre possibles pour assurer son développement. En fin de compte c’est du dynamisme du secteur privé, non pas des interventions étatiques, que dépendra notre bien-être futur.