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Compte rendu pour 2009
Préface
Calendrier
Défis de la politique monétaire en 2009
Soutien à l’économie
Risque de déflation écarté
Maintien de la stabilité des prix
Appréciation de la situation économique et monétaire du 12 mars
Appréciation de la situation économique et monétaire du 18 juin
Appréciation de la situation économique et monétaire du 17 septembre
Appréciation de la situation économique et monétaire du 10 décembre
Appréciation de la situation économique et monétaire du 12 mars
Durant les mois précédant le premier examen trimestriel de 2009 de la situation économique et monétaire, l’activité s’était fortement repliée aux Etats-Unis et en Europe. La crise, qui avait débuté sur les marchés financiers, s’était étendue aux autres secteurs de l’économie et au reste du monde. Par conséquent, la Banque nationale a nettement révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour les grandes économies, en particulier celles pour les Etats- Unis (2009: –1,8%; 2010: 1,9%) et pour l’Europe (2009: –1,1%; 2010: 0,5%).
En Suisse, le PIB s’était replié de 1,2% en termes annualisés au quatrième trimestre de 2008. Au moment de l’examen trimestriel de mars, la conjoncture était considérablement affectée par la crise, l’effondrement de la demande internationale ayant touché les exportations de plein fouet. De plus, le nombre de chômeurs continuait de croître, ce qui allait entraîner un tassement de la consommation privée. Aussi la Banque nationale a-t-elle révisé à la baisse ses prévisions et tablé sur une contraction du PIB comprise entre 2,5% et 3% pour 2009.
Au moment de l’examen, les taux de croissance des agrégats monétaires M1 et M2 étaient relativement élevés, tandis que celui de l’agrégat M3 restait modéré. Quant à la monnaie centrale, elle avait doublé en une année. Cette évolution reflétait l’accroissement considérable de la demande de liquidités provenant des banques.
Depuis le début de l’année, la croissance de l’encours total des crédits s’était ralentie. Toutefois, les crédits hypothécaires avaient échappé à cette évolution: leur taux de croissance, en augmentation depuis l’automne 2008, s’était inscrit à 3,8% en janvier 2009. Dans l’ensemble, la situation sur le marché du crédit était donc meilleure en Suisse qu’à l’étranger.
La valeur du franc avait nettement progressé depuis le déclenchement de la crise en août 2007. Ce mouvement s’était renforcé depuis l’examen trimestriel de décembre, de sorte que les conditions monétaires avaient subi un resserrement malvenu jusqu’à l’examen de la situation économique et monétaire de mars.
L’inflation, qui avait culminé à un niveau de 3,1% en juillet 2008, avait baissé pour s’établir à 0,2% en février 2009. Ce repli rapide du renchérissement était essentiellement dû à la chute du prix du pétrole et à l’appréciation du franc. La Banque nationale s’est dès lors attendue à ce que le taux d’inflation devienne négatif dans le courant de l’année.
Vu la gravité de la situation, la Banque nationale a décidé de provoquer une nouvelle baisse des taux d’intérêt et d’abaisser encore la marge de fluctuation du Libor à trois mois, la fixant à 0%–0,75%. Son objectif consistait à amener progressivement le Libor dans la zone inférieure de cette marge, soit à un niveau d’environ 0,25%. Elle a également décidé d’augmenter substantiellement les liquidités par des opérations de pensions de titres d’une durée plus longue, l’acquisition d’obligations en francs de débiteurs privés suisses et des achats de devises sur le marché des changes, afin d’empêcher une nouvelle revalorisation du franc face à l’euro et d’améliorer les conditions de financement.
De plus, à partir de l’automne 2008, la Banque nationale a conclu des accords de swaps euros contre francs avec plusieurs pays en vue de faciliter le refinancement des banques ayant accordé des crédits hypothécaires en francs dans ces pays. Cette mesure lui a permis de contrer la hausse du Libor générée par une demande additionnelle de francs provenant de l’étranger.
La prévision d’inflation publiée au moment de la décision de politique monétaire reposait sur un Libor à 0,25%. Elle indiquait une inflation négative pour 2009, en partie imputable aux effets de base liés à la baisse du prix du pétrole. Bien que les taux d’intérêt fussent bas, le renchérissement prévu pour 2010 et 2011 demeurait faible en raison de l’évolution conjoncturelle peu favorable. La prévision d’inflation indiquait toutefois une légère hausse pour la fin de 2011, signalant ainsi qu’un Libor à 0,25% ne permettait pas de garantir la stabilité des prix à moyen et long terme.