Après que le risque de déflation s’est amenuisé dans le sillage de la reprise de l’économie, la Banque nationale s’est retrouvée tiraillée, en fin d’année, entre des exigences à court terme et des exigences à long terme. Tandis que les perspectives de renchérissement à long terme poussaient à un resserrement graduel des rênes monétaires, les incertitudes entachant l’évolution de la conjoncture et du niveau des prix à court terme incitaient plutôt à reporter le moment de cette adaptation.
Les perspectives d’inflation publiées en décembre 2009 ont permis à la Banque nationale de maintenir sa politique monétaire expansionniste. De plus, la Banque nationale a signalé qu’elle allait résolument s’opposer à une appréciation excessive du franc face à l’euro. Elle a toutefois précisé qu’elle ne pourrait pas poursuivre indéfiniment une telle politique monétaire sans mettre en danger la stabilité des prix à moyen et long terme.