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Compte rendu pour 2007
Préface
Décisions en matière de taux d’intérêt
Défis de la politique monétaire en 2007
La politique monétaire 2007 au cœur des risques …
… à court terme, …
… à moyen terme …
… et à long terme
Appréciation de la situation économique et monétaire du 15 mars
Appréciation de la situation économique et monétaire du 14 juin
Appréciation de la situation économique et monétaire du 13 septembre
Appréciation de la situation économique et monétaire du 13 décembre
Appréciation de la situation économique et monétaire du 14 juin
Au moment de l'examen de juin, la conjoncture aux Etats-Unis, quoique satisfaisante, était un peu moins forte qu'attendue. La Banque nationale a donc abaissé ses prévisions de croissance américaine, les fixant à 2,2% pour 2007 et à 3% pour 2008. En revanche, la conjoncture européenne étant meilleure que prévue précédemment, la nouvelle prévision pour 2007 a été relevée à 2,6% et celle pour 2008 est restée inchangée à 2,2%.
La conjoncture suisse faisait preuve d'une belle vigueur au moment de l'appréciation de la situation, grâce notamment à la demande des pays voisins et à l'évolution des cours de change. De plus, depuis l'examen de mars, le dynamisme de l'activité continuait de favoriser le redressement du marché du travail. Ainsi, le nombre de chômeurs avait encore diminué, le taux de chômage glissant en dessous de 3%. Pour 2007, la Banque nationale a alors tablé sur une croissance du PIB proche de 2,5%.
Sur le front des changes, depuis l'examen précédent, le franc avait continué de fléchir par rapport à l'euro et de s'apprécier par rapport au dollar. Pondéré par les exportations, le franc s'était déprécié de 1,7%. Ce relâchement des conditions monétaires continuait d'atténuer les effets des relèvements de taux et menaçait de stimuler les pressions inflationnistes dans une économie opérant à un fort taux d'utilisation des capacités de production.
Dans ce contexte, la stabilité des prix était sujette à plusieurs risques. Un premier risque était lié au prix élevé du pétrole. Un deuxième risque découlait d'une évolution plus dynamique de la demande globale par rapport à celle des capacités de production. Un troisième risque était lié à la baisse du franc face à l'euro. Afin que la bonne conjoncture ne compromette la stabilité des prix à moyen terme, la Direction générale a alors décidé de relever, une nouvelle fois, de 25 points de base la marge du Libor pour la porter à 2%–3%.
Dans l'hypothèse d'un Libor maintenu à 2,5%, selon la prévision d'inflation publiée, le renchérissement annuel moyen se montait à 0,8% pour 2007, à 1,5% pour l'année suivante et à 1,7% pour 2009. L’effet combiné du prix du pétrole élevé, d’une forte évolution conjoncturelle et d’un affaiblissement du franc conduisait à une détérioration des perspectives d'inflation au cours des mois suivant l'examen. A partir du milieu de 2008, le renchérissement tendait vers un niveau légèrement supérieur à celui établi trois mois auparavant pour approcher 2% à la fin de la période de prévision.