Lors de l'appréciation du 15 décembre 2005, la Banque nationale s'était montrée confiante dans les perspectives de l'économie mondiale. La conjoncture américaine faisant toujours preuve de dynamisme à l'aube de la nouvelle année, la Banque nationale avait anticipé, pour 2006 et 2007, une croissance d'environ 3,5% pour les Etats-Unis. Pour la zone euro, la Banque nationale s'était également montrée optimiste et avait misé sur une croissance se montant à 2% pour 2006 et 2,4% pour 2007. Quant au pétrole, elle avait envisagé un prix élevé pour les trimestres à venir.
La conjoncture suisse à fin 2005 avait conduit la Banque nationale à se montrer confiante quant à son évolution pour 2006. Celle-ci avait ainsi escompté une croissance dépassant légèrement 2%. La consommation et les investissements en biens d'équipement s'étaient montrés relativement robustes au troisième trimestre de 2005 et avaient laissé présager un bon comportement durant les prochains semestres.
Par rapport à l'appréciation de septembre, les perspectives d'inflation avaient été revues à la hausse. Dans ce contexte, la Direction générale avait alors décidé de relever de 25 points de base la marge de fluctuation du Libor. La nouvelle marge s'était établie à 0,5%–1,5%. Au début de 2005, la Banque nationale avait entamé une pause dans la normalisation de ses taux d'intérêt. Au vu des éclaircies conjoncturelles anticipées pour 2006, elle avait repris la normalisation de ses taux d'intérêt à la fin de 2005.
Dans l'hypothèse du nouveau Libor maintenu constant à 1% pendant les trois prochaines années, l'inflation anticipée – selon le graphique publié lors de l'appréciation (voir 98e rapport de gestion 2005, page 33) – était estimée à 0,8% pour 2006 et à 1,2% pour 2007. A la fin de la période de prévision, avec une valeur s'élevant à 2,7%, l'inflation attendue dépassait toujours la limite assimilée à la stabilité des prix.