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Compte rendu pour 2006
Préface
Défis de la politique monétaire en 2006
Quatre hausses consécutives de la marge de fluctuation du Libor
La politique monétaire 2006 au cœur des risques …
… à court terme, …
… à moyen terme …
… et à long terme
Point de départ: dernière appréciation de la situation économique et monétaire de 2005
Appréciation de la situation économique et monétaire du 16 mars 2006
Appréciation de la situation économique et monétaire du 15 juin 2006
Appréciation de la situation économique et monétaire du 14 septembre 2006
Appréciation de la situation économique et monétaire du 14 décembre 2006
Appréciation de la situation économique et monétaire du 14 décembre 2006
L'évolution la plus marquante de la donne internationale, lors de l'appréciation de décembre, a été la forte baisse du prix du pétrole. Cette correction a mis fin à un mouvement haussier quasiment ininterrompu depuis 2004. La Banque nationale a alors anticipé une pression à la baisse sur le renchérissement dans la plupart des économies durant les prochains trimestres. Quant à l'effet sur la conjonctur qu'il ne devait pas être trop important, car le prix du pétrole restait toutefois élevé en comparaison historique. Du reste, les tendances conjoncturelles internationales de l'examen précédent – ralentissement aux Etats-Unis et croissance soutenue en Europe – se sont confirmées au moment de l'appréciation de décembre. Ainsi, la Banque nationale a escompté pour 2007 et 2008 une croissance de respectivement 2,9% et 3,3% outre-Atlantique, et 2,3% et 2,2% en Europe.
Comme lors de l'évaluation précédente, l'évolution économique en Suisse a été jugée positive. La conjoncture, reposant sur une base solide, déployait ses effets sur le marché du travail. La Banque nationale a anticipé, pour le début de 2007 déjà, un taux de chômage en dessous de 3%. Pour 2007 également, toutes les composantes de la demande devaient continuer d'augmenter, mais à des taux un peu plus modérés que ceux anticipés en septembre. Les investissements en équipement, dans le sillage d'un taux d'utilisation élevé des capacités de production, et les exportations restant toutefois les éléments-clés de la croissance, ils devaient être épaulés en 2007 par le dynamisme de la consommation. Dans ce contexte, la Banque nationale a confirmé sa prévision d'une croissance d'environ 3% pour 2006 et de 2% pour 2007.
En ce qui concerne l'évolution monétaire, la croissance de M3 s'est établie aux environs de 2% au moment de l'appréciation, alors que M1 et M2 ont poursuivi leur recul. Les hausses de taux ont donc continué d'influencer l'évolution des agrégats monétaires. Du côté des crédits hypothécaires, leur croissance s'est inscrite en dessous de 5% en fin d'année, confirmant les anticipations d'un ralentissement de leur dynamique. La Banque nationale a ainsi continué de tabler sur le retour à une phase plus calme sur le marché de l'immobilier. Quant aux autres types de crédits, sur la base de l'évolution des masses monétaires, la Banque nationale a également anticipé une accalmie dans les trimestres à venir et ce, en dépit de leur dynamisme au moment de l'appréciation.
Les perspectives d'inflation pour l'immédiat étaient favorables. Le prix du pétrole de même que les hausses de taux d'intérêt modéraient le renchérissement. Ainsi, la Banque nationale a révisé à 1,1%, soit légèrement à la baisse, son estimation du renchérissement annuel moyen pour 2006. La Banque nationale a cependant décidé de poursuivre sa politique de normalisation graduelle des taux d'intérêt en relevant de 25 points de base la marge de fluctuation du Libor pour la porter à 1,50%–2,50%. Ce relèvement devait contribuer à éviter une utilisation excessive des ressources dans les années 2007 et 2008 et déployer ainsi des effets modérateurs sur l'inflation à moyen terme.
La nouvelle prévision, avec un taux maintenu constant à 2% sur tout l'horizon de prévision, s'inscrivait bien en dessous de la courbe publiée en septembre. Le nouveau Libor, mais également la baisse du prix du pétrole, ont été les raisons principales de cette évolution. Le renchérissement annuel moyen était estimé à 0,4% en 2007 et légèrement au-dessous de 1% en 2008. La prévision ne révélait donc aucun risque d'inflation à court terme. Cependant, la prévision d'inflation montrait clairement une tendance à l'accélération en fin d'horizon de prévision, ce qui indiquait que la politique monétaire restait toujours expansive au regard du développement attendu de l'économie suisse.e internationale, elle a escompté