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Compte rendu pour 2006
Préface
Défis de la politique monétaire en 2006
Quatre hausses consécutives de la marge de fluctuation du Libor
La politique monétaire 2006 au cœur des risques …
… à court terme, …
… à moyen terme …
… et à long terme
Point de départ: dernière appréciation de la situation économique et monétaire de 2005
Appréciation de la situation économique et monétaire du 16 mars 2006
Appréciation de la situation économique et monétaire du 15 juin 2006
Appréciation de la situation économique et monétaire du 14 septembre 2006
Appréciation de la situation économique et monétaire du 14 décembre 2006
Appréciation de la situation économique et monétaire du 14 septembre 2006
Par rapport à l'appréciation de la situation de juin, il faut relever en septembre deux modifications. Premièrement, la croissance de l'économie américaine s'est ralentie plus fortement que ce qui avait été escompté préalablement. La Banque nationale a néanmoins anticipé une croissance de 3% pour 2007 et de 3,2% pour 2008. Deuxièmement, la conjoncture en Europe a évolué un peu plus favorablement que prévu précédemment. Les perspectives pour 2007 et 2008 devaient donc rester bonnes avec une croissance de l'ordre de 2%.
L'évolution économique en Suisse a été une nouvelle fois jugée positive. La conjoncture reposait sur une large assise et continuait d'influer favorablement sur le marché du travail. Les exportations devaient continuer d'augmenter, quand bien même elles pouvaient perdre un peu de leur dynamisme. De plus, les investissements en biens d'équipement devaient croître encore et le taux d'utilisation des capacités de production devait rester élevé. Dans ce contexte, la Banque nationale a révisé à la hausse sa prévision de croissance pour l'année en cours. Elle a ainsi tablé sur une progression du PIB de près de 3%, rythme dépassant sa moyenne de long terme. Pour 2007, la croissance attendue devait marquer un léger ralentissement, mais rester supérieure au potentiel.
L'adaptation graduelle des taux d'intérêt a continué de modérer l'évolution des agrégats monétaires. M3 augmentait encore légèrement et les taux de croissance de M1 et M2 étaient négatifs dans les mois précédents l'appréciation. Quant au marché de l'immobilier, la Banque nationale s'est attendu à ce que la croissance des crédits hypothécaires passe au-dessous de 5%, taux prévalant au moment de l'appréciation. Bien que la Banque nationale ait tablé sur un retour à une phase plus calme sur le marché de l'immobilier – des signes d'affaiblissement étant déjà perceptibles –, elle a continué de suivre attentivement l'évolution dans ce domaine.
La Banque nationale a escompté un taux annuel moyen d'inflation de 1,3% pour 2006. En revanche, elle n'a pas anticipé de hausse de l'inflation pour les trimestres suivants. Une série de facteurs, comme la concurrence des pays en transition et des économies émergentes asiatiques, l'ouverture du marché du travail à la main-d'œuvre étrangère et la baisse du prix du pétrole au moment de l'appréciation, tendait à modérer l'évolution des prix. Néanmoins, avec un Libor constant à 1,5% pour les trois prochaines années, les perspectives d'inflation devaient rester préoccupantes vers la fin de l'horizon de prévision. Dans ces circonstances, la Banque nationale a décidé de poursuivre sa politique de normalisation graduelle des taux d'intérêt et relevé de 25 points de base la marge de fluctuation du Libor pour la porter à 1,25%–2,25%.
La nouvelle prévision d'inflation, au taux de 1,75% constant pour les trois prochaines années, évoluait au-dessus de celle de l'appréciation précédente ---– pourtant au taux plus faible – et ce, jusqu'au deuxième trimestre de 2007. Cette prévision se fondait notamment sur l'hypothèse que les ressources productives seraient davantage utilisées. Pour le reste de l'horizon, la prévision d'inflation était par contre inférieure à la précédente, le Libor exerçant ses effets modérateurs. Dans l'hypothèse du nouveau Libor, le renchérissement annuel moyen était estimé à 1,1% pour 2007 et à 1,6% pour 2008. La prévision montrait donc qu'aucun risque d'inflation ne menaçait à court terme. Néanmoins, la phase de légère accélération que marquait l'inflation en fin de prévision indiquait que la politique monétaire était encore expansive.