L'évolution des autres agrégats monétaires, qui réagissent rapidement et fortement aux variations des taux d'intérêt, a confirmé la tendance indiquée par la monnaie centrale. La baisse des taux d'intérêt à court terme avait déjà engendré, à partir du printemps de 1995, une expansion considérable des dépôts à vue et des fonds d'épargne, au détriment des dépôts à terme. La hausse temporaire des taux d'intérêt, au printemps de 1996, a interrompu ces tendances. Les agrégats répondant aux définitions larges ont néanmoins tous progressé fortement. En moyenne annuelle, M1 a augmenté de 11,9%, M2 de 12,2% et M3 de 7,2%.