La Banque nationale, du fait de la faiblesse inattendue de la conjoncture, a mené en 1996 une politique monétaire plus expansionniste que ce qu'elle avait annoncé à fin 1995. Nous avons tenu à approvisionner l'économie en monnaie avec une marge suffisamment ample pour permettre une rapide reprise de la conjoncture et contrer les tendances à la déflation qui découlaient de la fermeté du franc sur le marché des changes. La monnaie centrale désaisonnalisée, estimions-nous à fin 1995, devrait augmenter de plus de 1%, sans toutefois rejoindre, jusqu'à la fin de l'année, son sentier de croissance à moyen terme. En fait, l'agrégat a progressé de 5% entre le quatrième trimestre de 1995 et la période correspondante de 1996 et passé, en été déjà, au-dessus de son sentier de croissance.